"On est pas condamnés à l'échec" (K. James)

"On est pas condamnés à l'échec" (K. James)


On change pas une équipe qui gagne.


Alors vu que moi et les plateaux, ainsi que les tick'eris ça marche plutôt bien, on remballe pour une nouvelle saison pleine de rebondissements.



► Alors, qui du verre à bière ou de la coupe de glace tombera le premier du plateau empilé à-la-va-vite sur mon chariot adoré par un client pressé ?

► Comment apprendre en deux temps trois mouvements à faire la race de crèpes au nutella-banane-chantilly sans en mettre partout ?

► De quelle manière expliquer simplement sans avoir l'air exaspéré que les verres sont toujours derrière la caisse, juste après les sauces, et que c'est marqué sur un panneau en plus ?

► Comment vais-je me débrouiller tout seule en plonge, sans chaussures de sécurité, avec pour seule amie ma maladresse légendaire qui me fait le plaisir de me laisser trempée-mouillée-crado-à-la-bourre à la fin du service ?

► Qui du vieux pervers, de la vieille bourgeoise ou des enfants venus tout droits de l'enfer vont me faire craquer les premiers ?

► Est-ce que finalement je vais avoir le culot de laisser cette casquette jaune immonde au vestiaire ?



Que des questions palpitantes qui, j'en suis certaine, vous tiennent en haleine à tel point que vous ne trouvez pas le sommeil.. On a pas vécu ça depuis la fin de la saison 3 de Lost, je le conçois, mais les SPOILERS arrivent bientôt!


# Posté le lundi 21 juillet 2008 17:07

Modifié le lundi 21 juillet 2008 19:36

"La critique est un concept assez étrange: des gens disent à d'autres gens ce qu'ils ont lu et s'ils ont aimé ou pas. C'est leur boulot. Je n'aimerais pas faire ça." (Larcenet)

"La critique est un concept assez étrange: des gens disent à d'autres gens ce qu'ils ont lu et s'ils ont aimé ou pas. C'est leur boulot. Je n'aimerais pas faire ça." (Larcenet)


- Ca va me manquer, Sûr! -


C'était pas qu'un stage en fait, mais aussi une aventure palpitante sur fond de borborygmes tendants à imiter la clique à Pingu (oui, oui le petit pinguin aux grands pieds qui fait mup mup!).


*C'était aussi les quarante cartons de retours à faire. * Le rayon Atmo à ranger lisiblement. * Les nouvelles voitures Tintin à placer joliment. * La folie Dofus Monster 3. * Le générique de Nana en fond sonore tout le temps. * L'emballage de comics. * La réception d'Office avec la même question récurrente : "Mais où je vais caser TOUT CA ?". * Des dédicaces d'auteurs italiens. * Une vitrine de Fête des Pères qui a marché du tonnerre. * Une cliente étrange et provocatrice -j'l'ai surnommée Mme Mortemont- qui m'a foutu une pétoche monstre avec ses discours. * Un restau qui se finit en tempête du siècle avec la terrasse qui s'effondre. * Une soirée entre collègues au Vox avec le coeur prêt à exploser de terreur -faut aller voir Rec, ça vaut le coup!-. *


Et j'en passe...

C'était pas qu'un simple boulot, c'était un plaisir.

Merci les gens pour ces 12 semaines.
Mais je reviendrais vous embêter quand j'aurais élu domicile à Strasbourg!


Et mention spéciale au Combat Ordinaire de Larcenet, que j'ai découvert surtout grâce à l'enthousiasme de Pauline. J'ai jamais eu la larme à l'oeil comme ça en lisant dans le train...



- Reste plus que le Mémoire à pondre -

# Posté le dimanche 15 juin 2008 16:09

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 17:05

"Il s'arrête un instant, car il vient de comprendre qu'il est incapable de se projeter dans l'avenir, de se représenter ce que sera sa vie lorsqu'il aura quitté à tout jamais le seul endroit qui lui soit réellement familier..." (J. Lovegrove)

"Il s'arrête un instant, car il vient de comprendre qu'il est incapable de se projeter dans l'avenir, de se représenter ce que sera sa vie lorsqu'il aura quitté à tout jamais le seul endroit qui lui soit réellement familier..." (J. Lovegrove)

"... Lorsque sa vie sera dépourvue de certitudes.
Une petite voix dans sa tête lui demande s'il est fou,
mais une autre, infiniment plus forte,
lui répond avec une conviction calme : Non. "


Days
James Lovegrove


Bienvenue dans le gigastore le plus grand du monde, le plus beau aussi, quoique ces données soit sans cesse mises en doute... A Days, on trouve tout ce que l'on veut, TOUT. Mais cet empire a ses règles strictes, des règles qui déshumanisent tout un peuple.

A la manière de 24, James Lovegrove met en scène chaque partie de cette journée d'apparence ordinaire dans cet immense gigastore. De l'ouverture à la fermeture en passant par la pause déjeuner se croiseront plusieurs destins: un vigil en quête d'autre chose, un couple qui découvre Days pour la première fois, les ennemis jurés des rayons Informatique et Livres, et bien sûr les sept dirigeants de Days, sans oublier la tigresse blanche de la ménagerie. Ils vont se croiser plus ou moins violemment au détour de ces sept étages, des confrontations qui mèneront inexorablement à des remises en question profondes (autant du coté de la fiction que du coté du lecteur).

Un huis clos au coeur d'une société de consommation que nous ne connaissons que trop bien. Une expérience pas si fictionnelle que ça, au fond.


"Non.
Partir est certainement la décision
la plus réfléchie qu'il ait jamais prise.
La plus effrayante aussi. "
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:24

Modifié le vendredi 30 mai 2008 10:29

"We only got four minutes to save the world!" (Madonna & J. Timberlake)

"We only got four minutes to save the world!" (Madonna & J. Timberlake)

Au fond, je voulais juste être exceptionnelle.


Déjà, étant gamine, je me disais que je serais promise à un destin fabuleux.

Je pensais que si je le souhaitais très fort, je me réveillerais un jour avec des pouvoirs incroyables, un devoir envers l'humanité et une destinée épique. C'était bien simple, si quelque chose dans ce gôut là ne m'arrivait pas, c'était pas normal, parce que sans ça, la vie elle serait bien chiante. Et c'était pas humainement possible de m'imaginer que la vie, toutes ces années devant moi qu'on m'offrait gratuitement, allait être chiante.

C'est pour ça que je rentrais facilement dans nos jeux d'enfants qui consistaient à sauver la planète, voire l'univers entier, sous couvert de pouvoirs comme l'"Eclair Suprême (Agis tout de suite!)", les "Croissants d'amouuur (Agis tout de suite!)" et le "Kamehamehaaaaaaaaaaaaaaa". Je me souviens encore de ma baguette de Sailor Jupiter (qui faisait aussi vernis à ongle qui pue), j'étais si heureuse de l'avoir, de posséder un tel objet synonyme de pouvoir magique destiné à faire le Bien, que je me sentais forte et invincible lorsque je l'avais entre les mains et la pointais vers le ciel. On jouait souvent à ces jeux là avec Nel Nel et Sophinouss. J'étais même persuadée que ma destinée était intimement liée à la leur, et que si je devais sauver le monde, je ne pourrais pas le faire sans eux. Après tout, les cheveux de Nel Nel finiraient bien par pousser et se transformer en chewing gum jaune fluo avec le temps.

Quand il ne s'agissait pas de pouvoirs magiques (et oui, finalement on peut pas tout avoir non plus), on s'amusait à se mettre dans des situations critiques du genre Jurassic Park ou Jumanji, où, avant de devoir sauver le monde, il fallait d'abord sauver notre peau et celle de ceux qu'on aime. On courait, le souffle presque coupé, à travers cette forêt du Rebberg qui faisait penser à un trou de météorité et qui abritait un bunker, persuadés que le T-Rex était pas loin. On courait pour la survie. On courait parce qu'on était des héros. On courait parce que, c'est uniquement dans les situations critiques que les facultés de héros se révèlent. On couraut parce que c'était vraiment BIEN d'être des héros.

Quelque part, j'y croyais vraiment. A ma faculté d'être une héroïne avec un destin exceptionnel. Il fallait que ce soit vrai, il fallait que je fasse partie de cette catégorie de personnes. Il fallait que je fasse le Bien.

Je n'ai pas reçu une claque dans la gueule un jour. Non, je dirais plutôt que la désillusion s'est faite au fur et à mesure. Petit à petit il a fallu que je me rende compte que la magie ça n'existait pas, et que les facultés incroyables comme la télépathie, la télékinésie ou tout simplement être surdoué ne concernaient qu'une infime partie de la population voire personne suivant que l'on y croyait ou non. Je me suis aussi rendue compte que la notion de Bien et de Mal est comme tout, elle est relative, tout dépend de ce qu'on en pense comme écrivait Shakespeare.

Malgré tout, il reste quelque chose de ce désir enfoui, une envie sourde d'avoir une destinée héroïque. C'est probablement pour ça que je me gave de films, de livres ou de séries apocalyptiques et héroïques. Quelque part, je rêverais d'être un John Connor, une Buffy Summers ou un Robert Neville. Avec toutes les peines, les doutes, les sacrifices que cela comporte. Parce que c'est ça aussi, être un héros.

Malheureusement pour moi, ma vie est bien loin de comporter des pouvoirs magiques (même si, comme une boulette, je continue à faire la clope de voeu -on sait jamais-) ou des situations hautement critiques comme une invasion de zombies ou des Vélociraptors lachés dans la nature.


Si ça se trouve, je me ferais bouffer en moins de deux
et je survivrais même pas 4 minutes à ce genre de désastres.
(moins que Justin et Madonna c'est vraiment la honte.)
(quoique eux au moins ils ont Timbaland qui fait des "fiki-fiki" d'encouragement.)

# Posté le samedi 03 mai 2008 11:10

Modifié le dimanche 04 mai 2008 15:43

"Pour Halloween, toutes les grandes villes de la planète, de New York à Moscou, n'étaient plus que masses puantes sous un ciel vide, et le monde tel qu'il avait été n'existait plus que dans les mémoire" (S. King)

"Pour Halloween, toutes les grandes villes de la planète, de New York à Moscou, n'étaient plus que masses puantes sous un ciel vide, et le monde tel qu'il avait été n'existait plus que dans les mémoire"  (S. King)


KASHWAK NO-FON

Cellulaire
Stephen King


Lorsque le monde se transforme en boucherie géante ..
A cause du téléphone portable.


Un livre apocalyptique, comme j'en raffole.

Qui ne se laisse pas sombrer dans la simple histoire de zombies débiles et sanguinaires, mais qui, au fur et à mesure, ajoute une dimension toute psychologique et dérangeante à ces "phonistes".
On suit le héros et son petit groupe avec angoisse dans leur organisation pour survivre, dans leurs tentatives désespérées de préserver le peu d'humanité qui reste, lorsque la présence des phonistes est aussi stressante qu'oppressante.

Un livre qui tient en haleine, sans s'essouffler, même si le point final laisse le lecteur dans le trouble et quelque peu sur sa faim ..


Présentation de l'éditeur (Fnac.com):

1er Octobre. Dieu trône au paradis, le marché des changes est stable, les avions à peu près à l'heure et Clayton Riddell, un auteur de bandes dessinées, sur un petit nuage. Il vient de décrocher un contrat et l'avenir lui sourit. Mais en quelque seconde, tout bascule dans l'horreur. La cause ? Un phénomène de destruction que déclenche le téléphone portable. Tous les portables... Et qui va plonger le monde dans le chaos, le carnage et les ténèbres.




# Posté le mercredi 16 avril 2008 16:02

Modifié le dimanche 04 mai 2008 15:38