"Je n'aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais..."

"Je n'aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais..."
Persepolis

"Dans la vie tu rencontreras beaucoup de cons.
S'ils te blessent, dis-toi que c'est la bêtise qui les pousse à te faire du mal.
Ca t'évitera de répondre à leur méchanceté.
Car il n'y a rien de pire au monde que l'amertume et la vengeance.
Reste toujours digne et intègre à toi-même ! "


Un film d'animation drôle et touchant, qui permet de mieux comprendre les conflits de l'Iran puisqu'ils sont vus de l'intérieur. Un film qui n'oublie pas de nous faire comprendre que, même en temps de guerre, les gens restent des êtres humains. On s'attache très facilement au personnage de Marjane, qui se rebelle contre cette société qu'elle ne comprend pas, et tente tant bien que mal de rester "intègre" à elle-même.



Synopsis (AlloCiné)

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.



Sinon, je vais bien.
Oui Oui, j'ai juste autant d'inspiration qu'une moule
qui aurait cramé son ultime neurone
lors d'une bronzette improvisée.
C'est ptet la faute de MTV ou des hits clubs d'MCM.
Des Melissa M, MP, Soprano et autre Kiffe ma mère.
Ou pas.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 18:01

Modifié le lundi 14 avril 2008 12:04

" Si vous avez fini votre copulation verbale, on peut peut-être y aller. Y'a des tas de gens sur la plage qui attendent qu'on leur apporte à boire! " (Charlie)

" Si vous avez fini votre copulation verbale, on peut peut-être y aller. Y'a des tas de gens sur la plage qui attendent qu'on leur apporte à boire! " (Charlie)


C'est pas comme si j'étais droguée. Mais presque.


Les séries me tiennent en haleine. Et ça a beau s'arrêter, recommencer, finir définitivement, je ne me lasse jamais. Depuis que Buffy a poignardé son premier vampire, je n'ai eu de cesse de suivre les aventures de tous ces personnages.

Comiques, tragiques, désespérés, anxieux, psychologiquement instables, sauveurs de monde(s), voyageurs, bigleurs, perdus, héroïquement supers-forts, malheureusement supers-losers, toutes les recettes sont bonnes pour me faire plonger.


° Comment ne pas suer d'angoisse lorsque Jack se fait un devoir de neutraliser dix mille bombes atomiques

qui ont toutes choisi les mêmes vingt-quatre-heures pour exploser ? ° Comment ne pas verser la larmichette

quand Buffy poignarde Angel-qui-était-méchant-avant-mais-qui-comme-par hasard-à-ce-moment-là-il-est-

redevenu-gentil ? ° Comment ne pas hurler d'impatience à la fin de la saison 3 de Lost parce que c'est une

fin-de-la-mort-qui-tue-et-que-merde-c'est-qui-dans-le-cerceuil ? ° Comment ne pas continuer, encore et

encore à s'émouvoir des histoires des lycéens d'Hartley ? ° Comment ne pas vouloir aussi sauver le monde

en sauvant la pom-pom-girl ? ° Comment oublier les blagues vaseuses de Chandler ? ° Comment ne pas

encourager les Lisa et autres Betty à sauver-Kerima ? ° Comment pourrais-je ne pas plaindre profondément

Christina parce qu'elle-ne-va-pas-s'en-remettre-c'est-trop-horrible ? ° Comment ne pas hurler de rire lorsque

la lunette des toilettes de la station Mir vient hurter la tête de la pauvre George Lass ? ° Comment ne pas

cauchemarder et regarder dix fois sous le lit à la suite d'une enquête de Mulder et Scully, au cas où le mec

avec les bras chewing-gum s'y serait caché ? ° Comment ne pas maudire la Terre entière lorsque le Dr Mark

Green
succombe à sa tumeur ? ° Comment ne pas vouloir secrètement posséder le même pouvoir que les

Soeurs Halliwell ? ° Comment ne pas jalouser ceux qui traversent la Porte des Etoiles ? °



Et merde, comment Michael et Lincoln vont-ils enfin se mettre à vendre des articles de plongée sur les plages du Panama ?



C'est clair et net. Je suis en manque.
Cette grève m'a été profitable pour me mettre à l'heure américaine et avaler tout ce que je pouvais.
Et maintenant ..

VITE VITE, LA SUITE!

"Le Bien et le Mal se réduisent à un choix unique: Survivre ou Périr" (Mohinder Suresh)


°°°


Taguée par Elaine, je me dois de mentionner 6 choses-habitudes-tics-importants sur moi-même...

° Je mange du papier, mais pas n'importe lequel, j'ai une grande préférence pour les serviettes de table et les petits bas de pages des agendas scolaires.
° Avant j'avais les oreilles de Dumbo, mais j'ai jamais réussi à m'envoler.
° Je regarde peut être trop souvent des émissions débiles comme Next, Parental Control et Dismissed.
° J'ai une mémoire phénoménale pour les paroles de chansons, même pour les merdes-du-temps.
° Je ne bois pas d'alcool, ou alors très rarement, donc je suis une Sam parfaite (sauf quand la voiture est pleine et que je dois faire un démarrage en côte pour sortir du Lidl)
° Je suis (trop) lunatique.



# Posté le dimanche 24 février 2008 19:54

Modifié le lundi 03 mars 2008 14:16

"A une époque, pensa-t-il, je voyais dans leur chant un reflet de l'harmonie du monde. Je me trompais: si les oiseaux chantent c'est qu'ils n'ont pas de cervelle." (Matheson)

"A une époque, pensa-t-il, je voyais dans leur chant un reflet de l'harmonie du monde. Je me trompais: si les oiseaux chantent c'est qu'ils n'ont pas de cervelle." (Matheson)


Je suis une légende
Richard Matheson


Probablement la meilleure découverte littéraire de l'année 2007 pour moi.

Comme toute bonne littéraire et cinéphile qui se respecte, j'essaie au mieux de lire les livres des films à paraitre qui m'interessent.
Il faut dire que cet été, la bande annonce de I Am Legend avec Will Smith m'avait alléchée. Une histoire apocalyptique, le dernier homme sur Terre, des créatures des ténèbres, pour ceux qui connaissent mon gôut pour les histoires où les gens "sont grave dans la merde jusqu'au cou", ça ne pouvait que susciter mon interêt. Et comme d'habitude après un petit passage sur le site d'AlloCiné, je découvre que bien évidemment une telle histoire est issue d'un bouquin du même nom.
Je m'empresse de l'acheter et de le dévorer.


Ayant vu le film le mois dernier, cela s'impose que les deux sont complètement différents.
L'époque déjà n'est pas la même, le héros n'a rien à voir et en fait, l'histoire en elle même n'a rien à voir avec le livre. Bien sur, le topic de départ est repris, le dernier homme sur Terre, des créatures des ténèbres, un chien, un antidote, mais l'histoire de Matheson est plus profonde, plus psychologique.

Robert Neville est un pauvre mec (et non il bosse pas dans l'armée, il est pas un grand scientifique avec un attirail pas croyable dans sa cave), il est tout seul dans sa ville natale, hormis ses voisins transformés en vampires assoiffés de sang qui viennent l'emmerder devant sa porte tous les soirs à coup d'insultes et d'invitation au sexe (pas de zombies analphabètes non plus en somme). Robert Neville est tellement seul qu'il essaie tant bien que mal de devenir "ami" avec un chien errant, sans succès. Sa solitude le rend un peu fou, à tel point qu'il en arrive à être presque content que son voisin vienne le harceler tous les soirs.

Le bouquin de Matheson nous confronte vraiment à la solitude de l'être humain et à son besoin de sociabilisation, ce qui est quand même visible dans le film (je pense surtout à Will Smith qui parle à des mannequins de boutique comme si c'était des êtres humains). On rentre littéralement dans la peau de Neville, sans aucune peine, puisque sa solitude est tout ce qu'il y a de plus humain. Non, Robert ne recherche pas un antidote pour sauver l'humanité, il avale des bouquins de biologie parce qu'il s'emmerde et qu'il n'a rien de mieux à faire dans ce monde dévasté. Par contre, dans les deux histoires, le besoin de musique est là, pas de Bob Marley pour Matheson bien sûr, mais de la musique classique, comme si la musique était un rempart contre la solitude, un espoir ('cause every little thing is gonna be alright) parce qu'après tout l'Art est ce qui fait de nous des êtres humains. Et Neville s'accroche sans relâche à cette musique et à cette bouteille d'alcool, pour mieux couvrir les beuglements du reste de l'humanité condamnée à sortir la nuit tombée.

Cependant, pas de fin heureuse, ni pour Robert, ni pour l'humanité.
Une fin géniale, c'est le cas de le dire, qui ne laisse aucun espoir d'aucune sorte à l'humanité, ce qui fait de Robert Neville une légende à proprement parler. En cela, le livre justifie tout à fait son titre.


Pour le moment, ce livre a plu à tous ceux auxquels je l'ai preté. Après lecture, le film n'en reste pas moins bien, juste différent. Mais l'histoire de Matheson l'emporte par son génie.


"Le Passé n'en finira donc jamais de mourir ?" (R. Matheson)

"Don't worry about a thing, 'cause every little thing is gonna be alright." (B. Marley)

# Posté le mardi 05 février 2008 07:40

Modifié le mardi 05 février 2008 18:26

"Je m'appelle André. André Moussa. J'ai 28 ans, et je suis libre"

"Je m'appelle André. André Moussa. J'ai 28 ans, et je suis libre"
Angel-A

Une surprise en somme. Ca faisait un moment que les films de Besson ne m'interessaient plus. Et pourtant, il n'a rien perdu de son talent.. Sans rien révéler sur l'identité de l'énigmatique Angel-A, je peux dire que ce film m'a scotché, et que -ça devient une habitude maintenant- quelques larmes ont coulé. Le personnage d'André est un peu à notre image, complètement paumé, peu confiant en lui, dans la merde jusqu'au cou, desespéré. Et Jamel le joue à merveille.. Il est vraiment émouvant et touchant dans ses gestes et dans ses paroles. Quant au scénario, il n'est pas parfait, mais il possède ce "petit quelque chose" qui en fait un film à la fois original et marquant. La scène du miroir par exemple. Le thème a déjà été abordé dans les films, "aime-toi", mais là, cette scène est grandiose, elle touche au plus profond du coeur, au plus profond de ce que nous sommes.


"- J'peux pas me foutre en l'air tranquillement!
Même là il faut qu'on vienne me faire chier!
Qu'est ce que vous venez m'faire chier à ct'heure là, on est dimanche matin,
vous pouvez pas faire la grasse matinée comme tout le monde ?!!

- J'arrivais pas à dormir."

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 15:20

" Ne vous inquiètez pas, c'est très dilué. Il s'agit d'une larme d'abeille. Ca aussi, je vous l'expliquerai plus tard." (Le Grand Mort, Loisel et Mallié)

" Ne vous inquiètez pas, c'est très dilué. Il s'agit d'une larme d'abeille. Ca aussi, je vous l'expliquerai plus tard."   (Le Grand Mort, Loisel et Mallié)


Habituée aux péripéties de cafétéria, je pensais pas que le monde du travail pouvait ressembler à ça.


Voilà pourquoi ce blog ressemblait à un bled paumé de Siberie depuis un mois. J'étais en stage à Strasbourg dans la librairie de BD Album. Ce mois de décembre n'a pas été de tout repos, 35heures à Album et les jours restant à Eris. Sans compter le trajet en train tous les jours pour aller à Stras. Je pensais que j'allais mourir de fatigue et m'écrouler dans la rue au bout d'une semaine, mais finalement j'ai tenu le coup.

Une des prinicipales raison, je pense, c'est que ce boulot m'a tout de suite plu. Mes collègues et le boss étaient géniaux avec moi, sans compter Elodie, l'autre stagiaire de ma promo, avec laquelle on s'est entraidées pour les missions vente des Jack Skellington ou Jack Sparrow. On a sué et angoissé face à ces clients récalcitrants qui, non, ne voulaient pas de Jack, même s'ils étaient sympas, pouvaient bouger les bras ou encore dire des trucs incompréhensibles en Anglais.

En plus, à Album, en dehors de vendre, faire de la réception, encaisser, conseiller, étiqueter, désétiqueter, faire des retours et faire du réassort, on fait.. des combats de sabres lasers. Non seulement ça fait vendre les produits Star Wars, mais en plus ça met une ambiance du tonnerre dans la librairie, tous les gamins vous font les yeux doux et les adultes bavent de jalousie. Quelle fierté d'arpenter le magasin un sabre laser bleu à la main, en se prenant pour Luke Skywalker qu'a peur de personne pas même de K. qui essayait de me transpercer le ventre avec la version plastique du sabre de Dark Vador.

En plus, j'ai enfin pu me consacrer à la BD, ce qui était pas vraiment en accord avec mes études de Lettres de ces dernières années où il fallait s'enfiler sans souffler des Balzac et des Modiano. J'me suis empressée de lire la suite de Lanfeust, celle de La Quête de l'Oiseau du Temps, celle de Luuna (grace à leur merveilleux cadeau de départ) et découvrir de nouvelles séries comme Alim le tanneur, Siegfried, Death Note, Nana, Le Grand Mort ou Le Chant des Stryges.


Les cours ont repris depuis, Eris aussi. J'suis nostalgique de Album, maintenant.


# Posté le dimanche 06 janvier 2008 10:04

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 14:41