"Me Gusta Viajar, Me Gustas Tu" (Manu Chao)

"Me Gusta Viajar, Me Gustas Tu" (Manu Chao)


L'Espaaaaaaaaaaaaaaaaaaaagne
Ou comment vivre une épopée fantastique et avoir quand même le temps de faire les Rebajas.


Suivez les soleils


On était sept. [☼] Sept aventuriers bien décidés à profiter de leurs vacances. L'organisation a été chaotique, mais on avait quand même à peu près bien préparé notre départ, à moitié bien préparé notre vie sur place et pas du tout notre retour. On a vu des endroits charmants en France - l'Ardèche, Carmaux et Hendaye- et, la mer à notre droite, nous avons longé la côte basque de l'Espagne.

J'ai découvert les joies du camping, et je suis incollable à présent sur le montage-démontage de la tente à Céline (non non pas moi, l'autre). On a alterné cinq campings différents, tous en bord de mer. [☼] On mettait des heures à faire à manger pour sept parce que le fonctionnement du réchaud -bizarrement- restait un mystère pour nous les filles. J'ai appris à quel point c'était chiant de camper quand il pleut et qu'il fait froid, et j'ai constaté l'utilité du leggins quand on doit marcher de Plentzia à Gorliz par un froid digne des hivers sibériens. [☼]

On a passé une nuit entière près de Bilbao, parce que -bien évidemment- les dimanches les métros s'arrêtent de fonctionner après 23h30. [☼] On a marché des heures à la recherche d'un pont qui n'existait pas pour finalement s'endormir dans un parc en attendant l'heure de départ du premier métro de la journée -c'est à dire 6h du mat'- On a eu un accident de voiture semblable à Destination Finale 2 avec un gros camion qui transportait des troncs d'arbres. On a monté un équivalent de la Grande Muraille de Chine mais en Espagne. J'ai utilisé la Biafine parce que mon dos a cramé. J'ai mangé un "Sandy" aux smarties au Burger King.

J'ai même pu faire le Boulet (la Boulette ?) avec mon homonyme parce qu'on était deux de trop sur la fin et qu'il ne nous restait qu'une seule voiture (l'autre étant partie plus tôt -non pas dans l'accident-) [☼] J'ai appris qu'au Buffet de la Gare à Hendaye ils sont gentils et gardent les bagages des jeunes filles paumées qui veulent profiter de la plage avant le train de nuit. J'ai aussi découvert qu'au final, pas besoin de fellation pour pouvoir rentrer à la maison ("Roxaaane, You don't have to sell your body to the niight"), une carte SNCF et un gentil agent SNCF suffisent pour prendre deux trains à 1¤50. J'ai appris à apprécier les biscottes au miel quand il est 14h et qu'on attend le bus pour aller du camping à la gare chargées comme des boeufs.

J'ai même pu expérimenter l'effet que ca faisait de devenir l'angle d'un triangle et de se piquer avec.

J'ai surtout pu m'extasier devant la beauté du Pays Basque, la gentillesse des espagnols face aux francais paumés qui savent dire que "Gracias" et "Por Favor" avec un accent de merde. Maintenant, je sais dire "Azul" et "Huevos" aussi. [☼] J'ai apprécié le fait de me coucher et de me lever tous les jours avec six personnes que j'adore -même si vers la fin l'ambiance tendait vers le massacre- et faire les courses avec eux à Eroski en s'émerveillant devant les pastèques, les calamars et le Nutella. J'ai appris que quand il pleut, "Moulin Rouge!" et que les glaces au quesca de frambuesa c'est vachement bon.

J'ai découvert aussi mon coté masculin de "Seppi" pour faire les Trois Epis et j'ai gagné au Babyfoot. J'ai "vaganighté" quelques nuits dans les campings en constatant que certaines tentes étaient proches des hotels Hilton avec un coin cuisine et une hauteur de deux mètres au moins. Chacal ("ce soir ça va être Bestial") s'est fait deux nouveaux amis, Emerson et Monsieur Pipo, et grâce à eux il est enfin devenu un vrai ours qui se gratte les couilles et mange des "Principe". Bien que la mer -ou plutôt l'Océan Atlantique pour être précis- était froide, ça n'a pas empêché Cynthia de me dire avec son petit air coquin "Céline, on s'déshabille?!" pour aller barboter dans l'eau et prendre des coups de soleil sur les épaules. [☼]

Je pourrais m'étaler des heures sur ce voyage en Espagne, tellement on a vécu d'aventures, vu de merveilleuses choses, mangé comme des porcs -bizarrement, j'ai maigri- et surtout tellement on s'est marrés.


Au final, reste un souvenir éclatant et précieux qui me fera encore pisser de rire dans 20 ans.



PS: Si jamais vous passez au camping El Faro à Hondarribia
et que vous trouvez une balle de tennis jaune, c'est la mienne.


# Posté le dimanche 22 juillet 2007 06:00

Modifié le samedi 15 septembre 2007 09:48

"Le Destiiiin de Lisaaaaaaa Qu'il tient entre ses doiiiiigts" (A. Lucci)

  "Le Destiiiin de Lisaaaaaaa Qu'il tient entre ses doiiiiigts" (A. Lucci)

Ne crains pas le changement, crains plutôt la routine.


Le Destin de Lisa, tout le monde regarde mais personne n'en parle. Ou plutôt, peu de gens osent en parler. Alors voilà, tandis que la série bat son plein depuis le début de l'année sur TF1, je me décide enfin à faire un article dessus.

Je suis fan. Complètement. J'enregistre tous les jours les deux épisodes quotidiens sur TSR1 au cas où je ne pourrais pas les regarder en direct. Je suis dans un état d'abattement si jamais, oh malheur, je raterais un épisode.

Faut dire qu'au début, j'en avais rien à foutre de Lisa Plenske. Je savais que beaucoup de gens regardaient, y'avait des articles à ce propos dans Télé Loisirs. Mais ça avait l'air niais, et puis c'était allemand. A part Derrick qui arrive à m'endormir en 5 secondes chrono, j'en connaissais pas d'autres des séries allemandes.

Et puis j'ai découvert que Cynthia Kaiser était une passionnée. Elle était même passionnée à tel point qu'elle pouvait pas s'empêcher de m'en parler et de me raconter l'histoire. J'ai fini par connaitre les noms des personnages et leurs problèmes avant même d'avoir jeté un oeil à la série. Et je me suis laissée tenter.. Après tout, j'avais rien à perdre, si ce n'est 25 minutes de mon temps, et du temps bah j'en ai jamais manqué.

Encore maintenant je pourrais pas vraiment dire ce qui est si exceptionnel dans cette série. Ca ressemble pas du tout à ce que je regarde habituellement, Lisa Plenske n'a pas de super pouvoirs, David Seidel n'est pas un extra-terrestre et Richard Von Brahmberg est loin de ressembler à Jack Bauer. Et pourtant.. Le charme niais de Lisa opère immédiatement, on a toute (voire tous) été confronté à ce genre d'obsession amoureuse pour un séduisant David. On s'est toutes prises à rêvasser comme des idiotes et à imaginer des scénarios roses-bonbon larmoyants dans nos petites têtes. Alors, Lisa nous ressemble, elle est authentique, passionnée, et amoureuse. Et je kiffe ^^

On est une bonne petite bande de fanatiques maintenant.. Chaque jour, je découvre de nouveaux Plenskophiles: Laura qui fait style de pas aimer mais qui regarde quand même, Carole qui regarde les épisodes sur le net ou encore Nel Nel qui regarde "occasionnellement" mais qui veut quand même savoir ce qui va se passer. On vibre tous sur les révélations dignes des plus hauts secrets d'états, on voue tous une haine sans bornes pour la Vieille Peau alcoolique et son connard de rejeton, on est tous entre deux feux depuis que Kowalski a débarqué et on espère tous que Sabrina soit moins conne qu'il n'y paraît et va finir par se rendre compte que Julien est mieux que Richard.

En fait, ça ressemble aux Feux de l'amour... Mais en mieux.

"Je m'appelle Lisa Plenske et je crois en l'Amour!!"

# Posté le lundi 02 juillet 2007 13:33

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 18:03

"Alors, Pam, tu vas où ? A gauche ou à droite ?" (K. Russel)

  "Alors, Pam, tu vas où ? A gauche ou à droite ?" (K. Russel)

Boulevard de la mort

"Comme t'as choisi d'aller à gauche, tu vas devoir avoir peur tout de suite"


Boulevard de la mort, de Tarantino, un film explosif et décapant. A la base, je savais même pas de quoi ça causait. Et même après le début du film, on se pose encore la question. On se demande aussi si il y a pas un bugg sur la bande, avec ces petites taches et ces problèmes de son. On suit ces trois nanas, puis quatre, puis cette voiture étrange avec une tête de mort dessus. Les dialogues sont détachés, voire carrément inutiles.
Et survient LA scène. Et là, les yeux sortent des orbites en même temps que le rire éclate. Carrément j'en reviens pas. C'est un peu le même effet que dans Une Nuit en enfer, quand tout part en couille. C'est de l'abus pur et dur, on rit à gorge déployée, c'est tellement jouissif.

Et quand je découvre sur Allociné que ce film est en fait un diptyque avec Planète Terreur de Rodriguez, je me dis qu'attendre jusqu'au 15 août sera difficile.


Synopsis (Allociné)

C'est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce trio infernal, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l'attention dont ces trois jeunes femmes sont l'objet n'est pas forcément innocente.
C'est ainsi que Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible. Tandis que Julia et ses copines sirotent leurs bières, Mike fait vrombir le moteur de son bolide menacant...

# Posté le samedi 30 juin 2007 10:41

Modifié le mardi 03 juillet 2007 08:14

"I want to talk about the Sunny Days" (E. Simon)

 "I want to talk about the Sunny Days" (E. Simon)


"Il y a des trous dans nos désirs
Il y a des clous dans nos délires
Pourtant, je voudrais bien te dire
Oh oui, je voudrais bien te dire...

Mais tu t'es cogné à la vie
Au coin de tous les interdits
Et je m'y suis fait mal aussi

Il y a des loups dans nos pensées
Et des bleus dans notre passé
Pourtant, je voudrais bien t'aimer
Oh oui, je voudrais bien t'aimer...

Toi qui fut souvent prisonnier
De tes rêves et de tes idées
Comprends moi, je suis paumée

Il y a des fleurs dans tes jardins
Et tant de tendresse dans tes mains
Jean-jean, tu sais, je voudrais bien
Oh oui, je voudrais bien...

Mais il y a tant de chemins!
Volerons-nous d'autres matins
A la croisée de nos destins ?"



A force de remuer le passé, on peut tomber sur des trésors ...

Je ne connais pas le Qui, le Pourquoi, le Comment, le Où
mais c'est peut être tout ce qui fait le charme de cette lettre.


# Posté le jeudi 14 juin 2007 14:45

Modifié le mardi 03 juillet 2007 08:15

What about now ? -"Et maintenant, que vais-je faiiireuuuh?" (G. Bécaud)

What about now ? -"Et maintenant, que vais-je faiiireuuuh?" (G. Bécaud)
CA ... C'est fait.

Ca fait BIZARRE d'être enfin licenciée de Lettres Modernes.

Mais, OUF qu'est ce que je suis contente -et soulagée-!!

# Posté le mardi 05 juin 2007 17:43

Modifié le lundi 20 août 2007 11:06